Février 2025 - Juin 2025
Urbis
MASTER 1
Site réel
Woodrow wilsonplein, Gand
Type de projet
Rethink, resettle
& reconfigurate
Nom du professeur
Lisa De Visscher, Emeric Marchal, Bastien Pilet
& Benoit Van denbulcke
Modalité de travail
Travail à 2
"Ouvrir un bâtiment sur sa ville : lumière, porosité et cohérence constructive."
Le projet vise à requalifier un bâtiment post-moderne massif entièrement en béton, dont les plafonds bas et le manque de lumière naturelle en font aujourd’hui un volume introverti et peu perméable au tissu urbain.
L’intervention cherche à transformer cette frontière en interface active en repensant les circulations intérieures, en simplifiant les façades et en rendant le rez-de-chaussée et le niveau -1 accessibles et ouverts vers la ville. Des percées dans les plateaux et les façades apportent lumière, vues, respirations spatiales et lisibilité des parcours, tout en s’appuyant sur une lecture précise des usages urbains de Gand. Un geste fort consiste à creuser jusqu’en pleine terre au niveau -1 afin d’introduire un jardin végétalisé, activant le cœur d’îlot, améliorant le microclimat et apportant une qualité d’habiter par la lumière, la ventilation naturelle et une biodiversité renforcée.
Ce jardin devient un espace partagé, accompagné de coursives et passerelles qui offrent de nouveaux vis-à-vis, davantage d’ouvertures et des circulations fluides. La recomposition programmatique structure clairement les usages : commerces ouverts vers la place en rez et -1 ; bureaux en R+1 connectés à l’espace public ; mix bureaux-coworking-logements en R+2 et R+3 ; puis logements variés des niveaux R+4 à R+6, avec des duplex plus légers en hauteur bénéficiant d’une grande luminosité et de vues multiples.
La stratégie constructive privilégie des interventions graduées plutôt qu’une démolition radicale : désépaississement du volume, désenveloppement de la structure béton, créations ciblées d’ouvertures. Cela permet d’améliorer la perméabilité, la lumière et les parcours sans sacrifier l’intégrité structurelle.
Enfin, la rationalisation des circulations verticales et horizontales garantit une cohérence d’ensemble entre la logique horizontale des plateaux et la verticalité des usages, pour faire du bâtiment une architecture réactivée, contextualisée et réellement habitable.






